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La reculée de Gizia

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Cette vallée de 3 kilomètres se terminant par un reculée haute de 220 mètres est sûrement la plus sauvage des reculées du Jura.

Classée en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF de type 1), la reculée de Gizia regorge de trésors naturels. On peut entre autre découvrir le faucon pélerin, espèce protégée nidifiant dans les roches de la reculée, des chamois sur le versant sud en direction de Châtel ou encore des espèces floristiques telles que le Carex de Haller, le Fumana Couché, la Globulaire vulgaire et une espèce endémique : le Saxidrage de Gizia.

Depuis le belvédère de la croix de Gizia entre le Chanelet et Châtel, on admirera l’ensemble du site et le village de Gizia qui ne manque pas d’intérêts. En effet, de nombreux moulins s’étendaient le long de la rivière « la Gizia ». Seuls quelques vestiges sont de nos jours encore présents dans cette vallée.

La chapelle des Templiers de Graveleuse

La chapelle de Graveleuse est située sur l’ancienne voie romaine Lyon-Besançon.

Graveleuse appartenait à la grande Sirerie du Revermont dont la capitale était Coligny et dépendait en toute justice de la baronnie de Chevreaux. Elle fut donnée à l’ordre des Templiers pour y fonder un hospice destiné aux pélerins en voyage. Les biens de cet hospice passèrent aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem puis à l’ordre de Malte.

La chapelle de Graveleuse est dédiée à Saint Jean-Baptiste comme toutes les chapelles de l’ordre de Malte. Elle est très ancienne puisque l’on peut encore lire 1390 sur la porte d’entrée (on la date plus communément du XIIème siècle). De style ogival tertiaire, elle est pourvue d’un toit en tuiles plates et surmontée d’un « clocher-mur » lui-même surmonté d’un campanille. A l’intérieur, dans le choeur, on voit encore, à la clef de voûte, l’image en couleur de la Croix de Malte. Tout autour, à l’extérieur, se trouvait le cimetière. Une vieille maison voisine paraît avoir été une dépendance de la chapelle. Sa rénovation date du début des années 80. Il a d’abord fallu refaire le toit en lauzes et renforcer les murs à l’aide d’une ceinture en béton armé. Puis, le crépissage des murs, à l’extérieur et à l’intérieur, et le sol furent à reprendre. Enfin, la chaire en bois fut sauvée des champignons et de l’humidité.

La chapelle Notre Dames des Anges

L’association pour la sauvegarde de la chapelle Notre Dame des Anges et du petit patrimoine local a vu le jour en août 1997. La Chapelle Notre Dame des Anges située rue du Moulin à Cousance présente des particularités liées à son histoire.

Elle a été construite en mai 1845 par Jean-Claude VIRET, cousançois, fidèle gardien et ami du curé d’Ars, puis l’a transmise par testament olographe à Mr BAPTAILLARD, maire de Cousance.

Ses héritiers en ont fait don à l’association diocésaine. Cette dernière l’a revendue à un particulier et, pour assurer sa sauvegarde, quelques passionnés créèrent l’association (loi 1901) qui en fit l’acquisition.

La chapelle Notre Dame du Chêne

La construction de cette chapelle est issue de l’histoire entre un berger nommé Fougerard et de Saint Benoît Joseph Labre en 1770 (cf. légende de Notre Dame du Chêne).

C’est en 1860 que fut soulevée la question d’une véritable chapelle qui ne fut érigée qu’en 1867. Etablie sur un terrain sablonneux, elle fut reconstruite en 1901. De nouveau, vers 1960, pour éviter un écroulement, la chapelle fut bardée d’une ceinture de fer pour tenir ses murs (ceinture visible à l’extérieur). L’intérieur, repeint vers 1972, est tapissé de nombreux ex-voto montrant la dévotion et la confiance des cousançois à la vierge du Chêne.

L’église de Beaufort

Fondée, selon la tradition, au XIIème siècle par les moines de Gigny et dotée par les seigneurs de Beaufort, l’église, dédiée à Saint-Cyr et Saine-Juliette, est située sur la voie nord-sud qui reliait Lons le Saunier à Bourg en Bresse. En 1794, on y célèbre le culte de la Raison. Elle a été agrandie et remaniée à plusieurs reprises, notamment en :

  • 1756 : déplacement et agrandissement du choeur, restauration de la nef à laquelle les paroissiens participent personnellement par corvées volontaires
  • 1824 : reconstruction de la chapelle du Rosaire, enlèvement du plafond de bois de la nef remplacé par une voûte en pierres dans le style gothique
  • 1869-70 : le clocher à quatre pans couvert de laves et surmonté d’une croix en fer forgé est remplacé par la flèche actuelle cernée de quatre pinacles, sur les pans de l’architecte lédonien Pourchot.

L’église de Sainte-Agnès

Cette église est mentionnée dès 1133 dans la liste des dépendances de Baume les Messieurs.

Le choeur, partie la plus ancienne, comprend deux travées et date du XVème siècle. La chapelle sud a été édifiée vers 1550 (gothique flamboyant) et la chapelle nord daterait de la fin du XVIIème siècle (gothique final).

La remarquable charpente de la nef en forme de carène de bateau renversée d’esprit médiéval, était à l’origine destinée à porter une toiture en lave.

Le clocher sur plan rectangulaire barlong, monte sur quatre étages en retrait progressif et est couronné par un dôme comtois.

L’église de Châtel

L’église de Châtel dédiée à Saint-Etienne aurait succédé à un poste fortifié romain au début du IIIème siècle. Elle fut au début souterraine comme les cryptes des premiers chrétiens. Elle était à l’origine l’unique paroisse entre la chaîne du Revermont et la Saône. Pendant l’office un grand feu était allumé sur la colline pour annoncer la célébration à la population. Elle aurait été reconstruite après les destructions de 408 (vandales) et de 810.
Une donation de Manassès III sire de Coligny et du Revermont aux moines de Gigny au Xème siècle est la première trace écrite mentionnant Châtel. Les bénédictins construisirent un prieuré et un village naquit. Châtel était alors la mère d’une dizaine de paroisses. Au XIVème siècle, différents événements amenèrent le départ des moines de Gigny ainsi que la destruction totale du village et de l’église.
L’église actuelle a été reconstruite au début du XVIIème siècle. Mais privé de ses fidèles (les derniers, ceux de Gizia et le Chanelet construisirent leur église en 1808) ce sanctuaire risquait une mort lente. Adrien de Thoisy entreprit une restauration en 1838, et l’installation des Soeurs de la Présentation de Marie en 1850 rendit vie à la colline.

L’église de Cousance

Cette église est dédiée à Saint-Julien, martyr en 362 de notre ère, dont la fête est célébrée le 28 août. L’église est située sur une éminence Sud-Est du village de Cousance. Elle se compose d’une vaste tribune, de trois nefs, d’une chapelle, d’un choeur, d’une sacristie et d’un clocher au-dessus des voûtes entre la nef principale et le choeur. Les nefs collatérales ont été formées d’anciennes chapelles supprimées qui dépendaient à l’époque du prieuré de Chatel.
Rebâti pour partie à différentes époques, cet édifice perdu tout les caractères d’un même ensemble architectural. Elle fut notamment endommagée par un incendie pendant les guerres du XVIIème siècle.
La construction primitive remonte bien au XIIIème siècle comme l’atteste les figures grimaçantes et les têtes de loup au bas d’un jambage de la porte principale, à la retombée de quelques nervures et au-dessus des contreforts.
Une flèche élégante datant de 1853 donne une élévation harmonieuse à cet édifice. Cette église possède aussi des reliques authentiques de Saint-Julien, un orgue harmonium. Ses vitraux, probablement du XVIIIème siècle, sont situés dans le choeur. Ils représentent Saint-Julien, patron de la paroisse, Saint-Paul à gauche, Saint-Pierre à droite et en médaillon Saint-Benoît Labre.

L’église de Maynal

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Adossée au Revermont et surplombant la Bresse, l’église de Maynal, qui est mentionnée dès le XIème siècle, abrite les reliques de Saint-Cloud. Les bâtiments jouxtant celle-ci évoquent encore l’existence de son prieuré. L’église actuelle doit remonter au XVIème siècle. Les dernières transformations majeures de cet édifice assez complexe datent du XIXème siècle.

Elle comporte 3 nefs. Le choeur orné de stalles du XVème siècle se clôt par une abside à 5 pans, le tout, dans un style ogival. On distingue au sol de nombreuses pierres tombales du XVIème et XVIIème siècle. Le clocher actuel particulièrement massif était à l’origine une tour à caractère défensif dont la construction date peut-être du IXème ou du XIème siècle. Ce clocher qui se termine brutalement en terrasse est flanqué d’une tourelle abritant l’escalier et s’achève par une flèche qui allège la corpulence de l’ensemble.

Riche d’une très longue histoire, l’église de Maynal et son clocher ont été inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 25 avril 1995.

Le château de Rosay

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Construit au XIIème siècle sur un piton rocheux de 482 mètres d’altitude, le château de Rosay fut la propriété de cinq grandes familles jusqu’à la révolution (famille De Rosay, De Varax, De Bernauld, De Chissey, De Romanet).

Dépendant à l’origine de la grande Sirerie du Revermont dont Coligny était la capitale, Rosay passe sous la suzeraineté de la maison des Chalon Auxerre à la fin du XIIIème siècle.

Le château de Rosay subit plusieurs sièges durant les différentes invasions françaises (1479, 1595, 1673). Réputé imprenable, il sert aussi de refuge pour toutes les populations du Revermont. Il est même le théâtre des exploits de Lacuzon (1659).

En mars 1793, le Comte de Romanet prend la fuite devant la fureur de la population locale qui pille le château. Il devient alors bien national et est détruit à l’exception du donjon. Cette destruction est plus due au besoin de pierre qu’à la valeur symbolique de l’édifice. En 1852, à la mort du propriétaire Pierre Brangeat, selon sa volonté, le domaine est légué à la commune pour devenir la propriété du Bureau d’Aide Sociale. Le château est acheté en 1980 par un amoureux du site, Marcel Duthion, qui va consacrer quinze années de sa vie à la restauration de l’édifice.